Montesquieu, « Le Temple de Gnide », l’édition in-8 de 1742, imprimée à Paris par Huart – la première illustrée de vignettes gravées, attribuées à De Sève.

Montesquieu Temple de Gnide : l'édition de 1742

Montesquieu

« Le temple de Gnide » était paru en 1725 sous le couvert de l’anonymat, chez Simart à Paris, dans un format in-12.

L’édition de 1742 est la première illustrée, imprimée par Huart, à qui Montesquieu avait déjà confié la réimpression des « Considérations…sur les Romains. »
« L’in-octavo confère au Temple de Gnide une qualité typographique nouvelle, la présence des gravures le mettant d’emblée au nombre des publications luxueuses » (Introduction et présentation, Nouvelle édition par Philip Stewart et Catherine Volpilhac-Auger, 2021).

La critique récente (ibid., 2021) s’est éloignée de la thèse qui faisait du Temple de Gnide un divertissement littéraire inspiré, dans une Régence finissante, par les amours de Marie-Anne de Bourbon-Condé (1697-1742), dite Mademoiselle de Clermont, princesse de sang, soeur du duc de Bourbon, premier ministre depuis le décès de Philippe d’Orléans en 1723.

Le Temple de Gnide (cf. la préface) tient des « Lettres persanes » (1721). La ville de Gnide est le sanctuaire de Vénus, où l’on célèbre l’amour, les plaisirs et la beauté.
« Au-delà d’une gracieuse variation sur les plaisirs champêtres ou d’une aimable célébration horatienne du carpe diem, il faut plutôt y reconnaître l’affirmation intemporelle des forces de vie à travers la toute-puissance de la beauté, le refus des contraintes que sont la jalousie et les liens voulus par la société, l’aspiration à une liberté des cœurs et des corps, mais aussi le risque de se perdre en soi-même« …(ibid., Nouvelle édition 2021)

Montesquieu Temple de Gnide : typographie élégante

Condition

[Montesquieu]. Le Temple de Gnide. Londres [Paris]: [Huart], 1742.

Petit in-8 (12 x 18), s.d. [1742], reliure plein veau porphyre de l’époque, dos lisse orné de motifs floraux et de filets dorés, titre doré, plats encadrés d’une dentelle dorée, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges, gardes marbrées, 2 ff. bl., frontispice, titre avec vignette gravée, explications des figures et vignettes, VIII-85-[1] pp., 2 ff. bl. 8 vignettes gravées, attribuées à De Sève, introduisant les sept chants et la dernière pièce « Céphise et l’Amour ».

Portrait de Montesquieu gravé d’après Chaudet par Alexandre Tardieu, 1818, contrecollé sur la première garde (Portraits de Montesquieu, répertoire analytique, 2014, n° 96).

Reliure élégante, en très bon état, vignettes agréables, rousseurs éparses notamment sur les premières pages, étiquette de libraire sur le premier contre plat.

Très bon exemplaire. Peu fréquent.

700,00 € contact@librairiehistoireetsociete.com

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