Étiquettes

, , , , , ,

Costerus, François [Costerus Francescus, Coster François S.J.]. Cinquante Méditations De Toute L’histoire De La Passion De Notre Seigneur. Anvers: Christofle Plantin, Imprimeur Du Roy, 1587. 11 x 17. Volume in-8, reliure plein maroquin fauve XIXe, dos à quatre caissons encadrés de filets dorés, petits fleurons dorés en leur centre, titre et date « 1587 » dorés, plats encadrés d’un filet doré, filet doré sur les coupes, dentelle intérieur, gardes marbrées, tranches dorées, A-V8, X4; 324-[3]-[1 blanc], vignette de titre gravée, frontispice, 46 gravures hors-texte numérotées illustrant chaque méditation, la gravure 1 comportant la signature « Petrus van der Borcht invenit et fecit ». Par le R.P. François Costerus, docteur en théologie de la Société et Compagnie de Jésus, et mises en français de la traduction de Gabriel Chappuis, Tourangeau, annaliste et translateur de sa majesté très chrétienne et très religieuse. Dédiée au très chrétien, Henri III, Roy de France et de Pologne.

Franz de Coster de Malines (Malines, 1532 – Bruxelles, 1519) a rejoint la Compagnie en 1552 à Cologne, connut Ignace de Loyola (mort en 1556) à Rome lors de ses études de théologie, devint professeur au gymnase des Trois-Couronne à Cologne, puis recteur à Douai et à Bruges, puis provincial à partir de 1577 des Pays-Bas jusqu’en 1589. La prédication et la production éditoriale et religieuse de Costerus illustrent l’apostolat actif des Jésuites dans les Pays-Bas espagnols, aux frontières protestantes calvinistes, qui se déploya notamment à la suite des victoires d’Alexandre Farnèse à partir de 1585. Les « cinquante méditations » témoignent des efforts du Père Costerus pour promouvoir les sodalités mariales, qui regroupaient en réseau autour des collèges des assemblées de chrétiens, qui portaient la bonne parole jusque dans les campagnes. L’ouvrage est d’ailleurs dédicacé à la sodalité du Saint Sacrement du collège de Douai.

Les versions française et néerlandaise des « Méditations de la passion de notre Seigneur » sont précédées la même année chez Plantin de la version latine. Christophe Plantin (1520-1589) à Anvers est depuis les années 1570 l’imprimeur de Philippe II et contribuera à la diffusion de la production éditoriale jésuite. Notons également la pédagogie du texte, appuyée par l’image : chaque méditation est accompagnée d’une gravure illustrant les différentes stations de la passion du Christ. Notre exemplaire en compte 46. Les gravures 3, 35 39 et 47 manquent. Rappelons que seuls quelques exemplaires « de luxe » des traductions françaises et néerlandaises comportèrent ces gravures. Elles devaient être acquises séparément et insérées par l’acheteur « …avec les 51 figures de cuivre imprimées appart pour les y joindre… » (L. Voet, The Plantin Press, vol.1, p..762 – cité par Ralph Deconninck, Ad Imaginem…). Rare exemplaire, dans une reliure de qualité. ex-libris manuscrit raturé et blanchi en bas de la page de titre. Bel ex-libris gravé sur le premier contreplat à la devise « Vigor in virtute » de la famille Déan de Luigné (Anjou).

contact@librairiehistoireetsociete.com

Publicités