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Un volume manuscrit, fort in-quarto, reliure demi-vélin ivoire début XXe, pièce de titre de cuir rouge, titre doré, 603 p. [7 ff. blancs], texte écrit sur chaque recto, d'une fine écriture régulière et très lisible, en une seule colonne sur la partie droite de chaque page, la partie gauche étant réservée à des corrections, des ajouts ou à des notes de bas de page. Juriste, auditeur au Conseil d'Etat, Anselme Batbie (1828 - 1887) contribua par son oeuvre universitaire de premier plan à l'essor du droit public et administratif, et de l'économie politique en France sous le Second Empire et la Troisième République. Il s'engagea en politique à la chute de l'Empire et fut élu à droite à l'Assemblée nationale en 1871.  Conseiller écouté, il est membre et rapporteur de nombreuses commissions parlementaires sous la présidence de Thiers (1871-1873) et il est au centre des grandes questions qui agitent cette période difficile : la défaite, les rapports de forces entre l'Allemagne et la France, la situation militaire, l'invasion de la France, le siège de Paris, la Commune et la Commission des Grâces qui siègera de 1871 à 1875, les relations entre le Parlement et le gouvernement et tout particulièrement les relations entre la majorité conservatrice et Thiers (commission Kerdrel), le retrait de la loi d'exil des Princes, l'organisation administrative et scolaire... A la chute de Thiers en 1873, il devient ministre de l'Instruction Publique, des Cultes et des Beaux-Arts à l'arrivée de Mac Mahon et sous le gouvernement de Broglie, qu'il devra quitter en novembre 1873 au bénéfice de Fourtou. Mais il restera président du bureau de la Commission des lois constitutionnelles jusqu'à la promulgation de Constitution de la IIIe République en février 1875. Dans la crise de l'après 16 mai, il est à la manoeuvre, défend la notion de "septennat personnel" de Mac Mahon et tente sans succès de former un cabinet face à Dufaure et à l'Assemblée. Son éviction à la suite de l'élection de Jules Grévy ne marque pas la fin de sa carrière politique : il est élu sénateur du Gers en 1876 et siègera au Sénat jusqu'à sa mort.  Batbie dans sa préface souligne qu'il ne s'agit pas de Mémoires. Le ton se veut factuel et universitaire, chaque assertion est argumentée. L'articulation de l'ouvrage est rigoureuse.  L'intérêt du manuscrit est son caractère inédit.  Batbie déroule une pensée large dans une chronologie reserrée de 1870 à 1875, qui se veut distante des événements. Les anecdotes et les portraits restent au service de la démonstration générale. Le manuscrit semble avoir été écrit au début des années 1880, puisque Batbie dans sa préface cite, pour le critiquer, "La Troisième République" de Littré qui est paru en 1880.

Un volume manuscrit, fort in-quarto, reliure demi-vélin ivoire début XXe, pièce de titre de cuir rouge, titre doré, 603 p. [7 ff. blancs], texte écrit sur chaque recto, d’une fine écriture régulière et très lisible, en une seule colonne sur la partie droite de chaque page, la partie gauche étant réservée à des corrections, des ajouts ou à des notes de bas de page. Juriste, auditeur au Conseil d’Etat, Anselme Batbie (1828 – 1887) contribua par son oeuvre universitaire de premier plan à l’essor du droit public et administratif, et de l’économie politique en France sous le Second Empire et la Troisième République. Il s’engagea en politique à la chute de l’Empire et fut élu à droite à l’Assemblée nationale en 1871.
Conseiller écouté, il est membre et rapporteur de nombreuses commissions parlementaires sous la présidence de Thiers (1871-1873) et il est au centre des grandes questions qui agitent cette période difficile : la défaite, les rapports de forces entre l’Allemagne et la France, la situation militaire, l’invasion de la France, le siège de Paris, la Commune et la Commission des Grâces qui siègera de 1871 à 1875, les relations entre le Parlement et le gouvernement et tout particulièrement les relations entre la majorité conservatrice et Thiers (commission Kerdrel), le retrait de la loi d’exil des Princes, l’organisation administrative et scolaire…
A la chute de Thiers en 1873, il devient ministre de l’Instruction Publique, des Cultes et des Beaux-Arts à l’arrivée de Mac Mahon et sous le gouvernement de Broglie, qu’il devra quitter en novembre 1873 au bénéfice de Fourtou. Mais il restera président du bureau de la Commission des lois constitutionnelles jusqu’à la promulgation de Constitution de la IIIe République en février 1875. Dans la crise de l’après 16 mai, il est à la manoeuvre, défend la notion de « septennat personnel » de Mac Mahon et tente sans succès de former un cabinet face à Dufaure et à l’Assemblée. Son éviction à la suite de l’élection de Jules Grévy ne marque pas la fin de sa carrière politique : il est élu sénateur du Gers en 1876 et siègera au Sénat jusqu’à sa mort.
Batbie dans sa préface souligne qu’il ne s’agit pas de Mémoires. Le ton se veut factuel et universitaire, chaque assertion est argumentée. L’articulation de l’ouvrage est rigoureuse. L’intérêt du manuscrit est son caractère inédit.
Batbie déroule une pensée large dans une chronologie reserrée de 1870 à 1875, qui se veut distante des événements. Les anecdotes et les portraits restent au service de la démonstration générale. Le manuscrit semble avoir été écrit au début des années 1880, puisque Batbie dans sa préface cite, pour le critiquer, « La Troisième République » de Littré qui est paru en 1880.

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